J'ai très mal au coeur, comme si depuis deux mois j'étais sur une vieille coque de paquebot et que j'avais l'estomac retourné. Là, c'est les sentiments. Ton indifférence m'attire, j'en résume que je vais vers le pire. J'aime le dégueulasse, l'illégal, le moche, au point d'en oublier que je me torture. C'est de l'absence d'amour réciproque, tu sais, je suis capable de t'aimer bien longtemps. De t'attendre des heures, pire, des années j'te jure. Je serais même prête à foutre en l'air mes amis pour toi, en attendant c'est moi que je retourne. Ca occupe le temps, la conne bave sur un salaud. Un peu trop de mémoire, et ça tue, les souvenirs sont puissants, envahissants, ils ont un goût de reviens, de mal.
Qu'est ce que j'en sais ? Il faudra que je m'habitue à la solitude, mais c'est pareil, toujours pareil. Je prefere garder ça pour moi, je m'étais jurée de ne plus faire ma gosse egocentrique qui pleure à cause d'un enculé. Un peu plus de jours sans toi arrivent, ils attendent tous de me faire crever un bon coup. Nevrosité.
J'aurais préférée manquer d'un amant, que pleurer le manque d'un con qui ne m'aime plus.
Dimanche 5 Juillet, 12 : 19.